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La crainte du silence
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La crainte du silence Un blanc tue la conversation…on se sent forcément coupable alors que, souvent, le malaise était déjà là. Certains silences ont beaucoup plus de sens que la parole. Pour s’unir dans la dignité, exprimer le respect, la pudeur, par exemple, on désire parfois se passer de mots. Mais le silence révèle également les dysfonctionnements de la communication : rupture dans un bavardage artificiel, il manifeste ainsi que ce qui est proféré est loin du vrai dialogue. Il traduit aussi les tensions et les conflits, et tout simplement le manque d’intérêt pour la conversation ou le malaise provoqué par une discussion : il est le signal d’un ennui collectivement partagé, la manifestation d’une erreur d’aiguillage de la conversation dont tous les convives sont responsables car personne n’a su trouver les modalités de la communication.
Le silence peut parfois être une stratégie de communication. Les conférenciers et les responsables d’équipes par exemple l’utilisent pour faire passer une idée. Il peut également servir à dynamiser, stimuler, manipuler. Bien utilisé, il est plein de contenu et d’intentions.
Le silence a de multiples vertus, notamment celles de développer l’imagination, de permettre de se soustraire aux « pollutions » ambiantes, d’exprimer un désaccord, de descendre en soi trouver des arguments, d’entendre ses émotions, mais aussi d’éviter un esclandre, de contrôler ses affects et humeurs.
Enfin, le silence permet de méditer, de se recentrer et de prendre de la hauteur pour affermir sa personnalité.Lien apparenté à cette article
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