Malaise du nourrisson  Pâleur subite, difficulté à respirer, mouvements anormaux… mêmes passagers, ces symptômes ne sont pas anodins. Comment réagir ?
Sur le moment on appelle le médecin c’est une évidence ! Quand un bébé devient tout bleu, que son corps se raidit, que sa respiration est interrompue, il faut immédiatement appeler le SAMU, et surtout, éviter de le secouer énergiquement pour le réveiller, cela risquerait de provoquer un traumatisme crânien. En revanche, on a tendance à oublier très vite sa peur si le bébé reprend rapidement ses esprits, retrouve des couleurs et se remet à gigoter.
Il est pourtant essentiel de savoir pourquoi il a fait ce malaise, afin de prévenir une récidive. D’où la nécessité de consulter un médecin chaque fois qu’un bébé présente l’un de ces signes : pâleur, cyanose (bleuissement des lèvres), mouvements anormaux (avec notamment révulsion oculaire), dépression respiratoire.
A posteriori, on recherche les causes. Les facteurs susceptibles de déclencher un malaise sont nombreux : bronchiolite, anomalies du rythme cardiaque, inflammation de l ‘œsophage et reflux, intoxication (par un médicament ou par un monoxyde de carbone…) trouble neurologique.
Au cours de la première année, on surveille et on traite. Quand les causes ont pu être identifiée, les récidives sont plus faciles à éviter. Par exemple, en cas d’hyperactivité du nerf vague qui sans aucune gravité chez l’adulte, peut avoir des conséquences plus graves chez le bébé.
En effet, ce nerf a pour fonction de ralentir le cœur, ce qu’il fait parfois de façon exagérée lorsque certaines zones réflexes sont stimulées. Le bébé doit être mis pendant un an sous un médicament qui augmente sa fréquence cardiaque. La première prescription est faite par un service hospitalier. Autre exemple : si le malaise provient d’un important reflux, on choisit un lait approprié avec recours éventuel et prudent à des médicaments. La surveillance cardio-vasculaire à domicile, exceptionnelle, ne permet pas de diagnostiquer le malaise.
Quand à la prévention, elle concerne les récidives d’une part, et d’autre part, tout ce qui peut être à l’origine d’une hyperthermie et d’une déshydratation : maintenir une température autour de 18/19 ° C, découvrir l’enfant, bannir oreiller, cale bébés…
Heureusement, passée la première année, ces malaises, petits et grands, ne seront plus que de mauvais souvenirs.
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