Ne pas voter En effet, ne pas voter peut tout à fait être l’expression active d’une déception : celle de ne pas supporter que ses idéaux et ses amours ne triomphent pas. Plus souvent, ca peut être la mise en acte d’un deuil : un homme, un père, a disparu, dont la place doit rester vide car personne, a priori, ne sera digne de l’occuper. Attention, un deuil doit avoir une fin si on ne veut pas que les morts nous entrainent avec eux.
Le vote en tant que choix, s’inscrit dans l’héritage politique de la famille.
Et les enfants remarquent souvent, que le terrain politique est celui sur lequel les parents déplacent des conflits qui ne sont au départ absolument pas politiques. Généralement, l’enfant en nous réagit alors, en décidant de ne pas choisir entre son père et sa mère, parce qu’il sait qu’à ce jeu là, les dés sont pipés !
Dans ce cas, il ne s’agit pas d’indifférence, mais d’un refus actif de se poser en arbitre de conflits qui ne sont pas nommés.
Cultiver son jardin, même public, est une philosophie, une morale, mais pas une politique. La politique, pour un citoyen, consiste à accepter de s’en remettre à un autre pour tout ce qui dépasse les limites de son corps propre. Mais il est vrai qu’on peut se sentir découragé par la complexité du monde. Il est utile de se souvenir alors, qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une théorie exacte de nos comportements pour agir efficacement. Celui qui vote commet de toute façon un acte dont la plus grande part de ce qui le détermine lui échappe.Lien apparenté à cette article
| |
Vous voulez reagir à cette actualité ou donner vos conseils, n'hésitez pas à laisser votre commentaire sur le théme Ne pas voter |
|
|