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Quand acheter devient une nécessité
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Quand acheter devient une nécessité Acheter est un acte ordinaire et nécessaire, l’achat de vêtements n’est pas pour autant anodin.
S’acheter des vêtements peut ressembler à un cérémonial. On y va seule ou accompagnée avec excitation ou déplaisir. Parce que passer la porte d’une boutique, avoir affaire à une inconnue, la vendeuse, puis affronter le néon de la cabine d’essayage pour endosser des habits neufs révèle un ensemble d’enjeux autour de l’image de soi. Certaines femmes éprouvent du plaisir à acheter des vêtements tandis que d’autres le vivent comme une pesante nécessité. Et cela pour la raison, que nous entretenons avec nos vêtements un rapport conditionné par l’image que nous avons de nous-mêmes. Si celle-ci est bonne, acheter des vêtements devient un plaisir car ceux-ci sont perçus comme des atouts qui peuvent mettre notre corps en valeur. L’apparence n’est plus subie comme un poids, mais plutôt comme un jeu dont on connaît les règles et que l’on peut contrôler. Avoir une bonne image de soi veut dire avoir la certitude bien ancrée que l’on est une personne de valeur. Avoir de l’estime de soi autant pour son apparence que pour ses qualités, même si d’autres les remettent en question. Et si cette estime de soi est parfois ébranlée par le doute, cela ne dure pas. Cette certitude provient de la place que nous avons eu le droit d’occuper au sein de notre famille, lorsque nous étions enfants. Celle d’une petite fille qui a pu exprimer ses désirs dont celui de se mettre en valeur. A l’inverse, une mauvaise image se soi se dégage quand nous n’avons pas une bonne opinion de nous, l’apparence compte énormément. Elle cache aux autres ce qui, au fond de nous, ne nous satisfait pas. Nous sommes alors angoissés par de possibles fautes de goût. Certaines femmes ont une bonne image d’elles-mêmes et ne sont pas pour autant des adeptes du shopping. Ce sont souvent des femmes sûres d’elles sur le plan intellectuel, culturel et relationnel. Elles ont conscience de plaire sans avoir besoin d’artifices et ont confiance en leur capacité de séduction. Elles ont eu la chance de bénéficier d’un regard parental très valorisant. Pour certaines, le shopping est culpabilisant. Elles ne se l’autorisent pas parce que pour elles, c’est un acte futile. Cela vient certainement d’une éducation stricte où le plaisir était en quelque sorte condamné.
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